- Le taux de vacance dans le Downtown passe sous la barre des 7%
- Le loyer moyen sur Park Avenue dépasse les 100$/pied carré
- Le volume des investissements est sur le point de pulvériser le record de 2006
- Les loyers des commerces s’envolent sur Madison et Fifth Avenues
Cushman & Wakefield a publié aujourd’hui son rapport semestriel de l’année sur le marché
de l’immobilier d’entreprise à Manhattan, qui révèle une forte demande pour des surfaces de
bureaux à Downtown Manhattan. Fin juin, le taux de vacance de ce quartier atteignait les 6,7%,
soit une baisse sans précédent par rapport aux 11,2% à la même époque l’année passée.
Les cabinets de conseil immobilier attribuent cette baisse à l’accroissement du nombre de
transactions locatives à Downtown Manhattan (+ 68%) durant les 6 premiers mois de l’année 2007,
commercialisations qui ont représenté 2,2 millions de pieds carrés.
‘C’est l’une des plus fortes baisses de taux de vacance que nous ayons jamais
enregistrées ces dernières années’ explique Joseph Harbert, COO du département New York
Metro de Cushman & Wakefield. ‘Pour un marché qui affichait il y a tout juste un
an un taux de vacance à 2 chiffres, avoir franchi le point d’équilibre est assez
impressionnant’
M. Harbert fait référence au palier des 7-9%. Il attribue par ailleurs cette indisponibilité
de surfaces aux loyers élevés pratiqués dans le Midtown et au manque de surfaces à Midtown et
Midtown South.
‘Certains locataires ne peuvent plus s’acquitter des loyers du Midtown, et ne trouvent
pas non plus de surfaces adéquates à Midtown South’ continue M. Harbert. ‘Mais nous
voyons également des sociétés en provenance des différents secteurs de l’industrie qui
recherchent expressément des locaux dans le Downtown. Ces sociétés sont tout à fait conscientes
du regain d’activité de ce quartier et souhaitent véritablement faire partie de cette nouvelle
communauté’.
Les loyers de présentation ont subi une pression à la hausse dû à une activité soutenue des
transactions locatives et à la baisse du nombre de surfaces disponibles, notamment pour les
surfaces dites ‘prime’. Les loyers de présentation des immeubles de classe A dans le Downtown
ont augmenté de 15$ pour atteindre les 50$ par pied carré en juin de cette année, alors que ces
surfaces se louaient à 35$ le pied carré à la même époque en 2006. Ils dépassent donc désormais
ainsi les loyers de présentation des actifs de classe A pratiqués dans le Midtown South.
Les loyers ont continué à croître de manière significative dans tout Manhattan. De manière
générale, les loyers ont augmenté de plus de 36% par rapport à la même période l’an dernier,
pour atteindre actuellement les 59,17$. Les loyers du Midtown se sont accru de plus de 37%,
malgré un ralentissement perceptible du nombre des transactions locatives dans ce quartier.
‘Les transactions locatives du Midtown ont baissé de presque 20% par rapport à l’an passé
à la même période’, poursuit M. Harbert. ‘On assiste à une certaine résistance en ce qui
concerne les prix pratiqués, mais il est également devenu difficile de trouver des superficies
dans un marché de plus en plus tendu’.
Ce ralentissement des transactions locatives a contribué à stabiliser le taux de vacance du
Midtown aux alentours des 5,3%, soit une baisse de 1,6% par rapport à la même période en 2006.
Ce taux demeure cependant inchangé par rapport au premier trimestre 2007. L’une des zones du
Midtown qui a connu une recrudescence d’activité est celle de Park Avenue, qui a vu une
augmentation de 50% du nombre de ses transactions à la mi-2007. Les loyers de présentation
moyens sur Park Avenue ont ainsi dépassé les 100$/pied carré pour la toute première fois.
Les sous-marchés de Park Avenue, Madison et Fifth Avenue ont tous vu un accroissement des
transactions locatives signées au prix fort durant la première moitié de l’année 2007. Ainsi,
18 transactions se sont conclues à des loyers excédant les 135$ par pied carré, comparé aux 16
transactions signées sur la totalité de l’année 2006.
Selon M. Harbert, l’augmentation des prix à la location pourrait bien perdurer.
‘Le manque continu de superficies couplé au nombre peu élevé de nouvelles constructions
disponibles à moyen terme sur le marché pourrait contribuer à l’augmentation des loyers de
manière significative. Nous anticipons même la possibilité de voir des loyers de type classe A
dans le Midtown dépasser les 100$ le pied carré d’ici 2010.’
A la fin du second trimestre 2007, le loyer de présentation moyen pour des immeubles classe
A dans le Midtown s’élevait à 75,79$, soit une augmentation de 35% par rapport à la même
période l’an passé.
Ce sont les groupes de services financiers qui ont signé les transactions au prix fort,
représentant ainsi plus de 75% des baux signés au-dessus de 135$ le pied carré. Ces mêmes
sociétés ont été également les plus actives en matière de prises à bail, représentant ainsi
36,4% de l’activité de location au premier semestre 2007. Ainsi à mi-2007, près des
deux-tiers des locataires recherchant des surfaces de bureaux étaient des sociétés de services
financiers.
‘Des perspectives économiques relativement solides, une croissance de l’emploi stable et
une activité à la hausse des fusions-acquisitions contribuent à faire des sociétés de services
financiers les groupes les plus actifs du marché à Manhattan’, a rajouté M. Harbert. ‘1
pied carré sur 3 des superficies de bureaux à Manhattan trouve preneur chez les sociétés de
finance actuellement’.
L’investissement
Le volume des investissements a augmenté de 83% pour atteindre les 34,1 milliards de
dollars.
Le marché de l’investissement à Manhattan a terminé la première moitié de l’année 2007 avec
un volume de ventes effectives ou en cours de signature équivalent à 34,1 milliards de dollars,
soit une augmentation de plus de 83% par rapport aux 18,5 milliards de dollars signés ou en
promesse de vente à la mi-2006.
‘Nous avons terminé l’année 2006 avec un volume des investissements record atteignant les
34,7 milliards de dollars, déclare M. Harbert. ‘On peut affirmer en toute sécurité que nous
sommes sur le point de dépasser ce record’.
Les investisseurs se sont focalisés essentiellement sur des immeubles de Classe A durant le
premier semestre 2007, les actifs ‘prime’ représentant 62,2% de toutes les signatures
effectives ou en cours, par rapport aux 39,3% à la même époque l’an passé.
Selon M. Harbert, ce n’est plus seulement les immeubles phare du Midtown qui sont l’objet de
toutes les convoitises. Les sommes investies dans l’immobilier de bureaux du Downtown se sont
accrues de manière significative, pour atteindre plus de 2,3 milliards de dollars à la fin du
premier semestre 2007, par rapport aux 647 millions de dollars à la même époque l’an passé.
M. Harbert ajoute que l’envolée des taux d’intérêt et les conditions de prêt plus strictes
ont donné libre cours à une certaine spéculation quant à un éventuel ralentissement du marché
de l’investissement. Cependant, ‘avec des loyers de Classe A excédant les 100$/pied carré dans
un certain nombre d’immeubles, des taux de vacance extrêmement peu élevés, des constructions
nouvelles limitées et une abondance de capitaux à investir sur New York, cela ne devrait pas
avoir d’impact significatif pour cette année’, a déclaré M. Harbert.
Le Commerce
Les loyers sur Madison Avenue s’envolent à plus de 1 000$/pied carré.
Les loyers des commerces dans le quartier de Manhattan ont continué leur progression à la
hausse au cours du premier semestre 2007. Selon M. Harbert il existe une demande continue et
stable de la part d’une grande variété d’enseignes. La demande soutenue pour des superficies
qui sont d’ores et déjà limitées a contribué à accroître le niveau des loyers.
Les loyers sur Madison Avenue ont connu les hausses les plus importantes, dépassant ainsi la
barre des 1 000$/pied carré. A la mi-2007, les loyers de présentation sur cette fameuse
artère atteignaient les 1 019$/pied carré, soit une hausse de plus de 134$ par rapport à
la même époque l’an passé.
Fifth Avenue demeure l’artère commerçante la plus chère au monde, avec des loyers de
présentation au-delà de la 49ème rue se montant à 1 500$/pied carré. A la fin
du premier semestre 2007, il n’y avait plus de surfaces disponibles directement sur la
49ème rue. Selon M. Harbert, la prise à bail par Gucci l’an passé dans la Trump
Tower a contribué à faire de la Fifth Avenue la destination du luxe et des grandes marques par
excellence, et l’intérêt marqué par les différentes enseignes donne crédit aux loyers pratiqués
actuellement.
Les 40 000 pieds carrés loués par Giorgio Armani au 717 Fifth Avenue a été la
transaction la plus prestigieuse du deuxième trimestre 2007. L’enseigne envisage désormais une
boutique ‘multi-concepts’ dans l’immeuble du Plaza District, concept similaire à celui qu’ils
ont mis en place à Milan, à Hong Kong, en Allemagne et au Japon.