EN
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1er semestre 2009 |
1er semestre 2008 |
Evolution (%) |
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862 618 |
1 183 115 |
- 27 |
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Munich |
265 000 |
392 000 |
- 32 |
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Moscou |
210 664 |
938 145 |
- 78 |
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Francfort |
210 000 |
265 300 |
- 21 |
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Hambourg |
195 000 |
280 000 |
- 30 |
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Berlin |
190 000 |
236 000 |
- 19 |
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Budapest |
182 985 |
135 938 |
+ 35 |
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Londres (Central London) |
172 185 |
377 207 |
- 54 |
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Madrid |
112 000 |
270 000 |
- 59 |
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Varsovie |
108 893 |
244 444 |
- 55 |
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Barcelone |
105 492 |
212 782 |
- 50 |
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Düsseldorf |
105 000 |
213 000 |
- 51 |
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Prague |
97 245 |
140 708 |
- 31 |
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Amsterdam |
84 100 |
175 046 |
- 52 |
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Bruxelles |
78 849 |
234 267 |
- 66 |
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Milan |
57 727 |
190 419 |
- 70 |
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Dublin |
40 845 |
131 143 |
- 69 |
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Lisbonne |
33 050 |
103 865 |
- 68 |
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Rome |
26 087 |
63 052 |
- 59 |
Dans un contexte européen généralement peu favorable où la demande baisse parallèlement à la multiplication des libérations de surfaces de bureaux et à l’achèvement de nombreux chantiers lancés en pleine période de croissance économique, la progression de l’offre disponible n’est guère surprenante. Cette évolution concerne la plupart des pays européens, même s’il convient de distinguer les marchés qui, du fait d’une vacance structurellement forte, avaient adapté le rythme de production de bureaux neufs (Amsterdam, Allemagne) de ceux qui ont largement développé la production de projets en blanc les années précédentes. Les ajustements sont, dans certains marchés, particulièrement brutaux : l’afflux de mètres carrés de bureaux neufs, coïncidant avec l’effondrement de la demande des utilisateurs, a largement réduit leurs capacités d’absorption et rompu de fragiles équilibres. Après 2,1 millions de m² en 2008, les livraisons de bureaux neufs à Moscou ont par exemple totalisé 1 million de m² entre janvier et juin 2009, soit 30 % de plus que le total des m² livrés en Ile-de-France à la même période pour un parc près de cinq fois moins important (10,3 millions de m² à Moscou contre 49,2 millions de m² en Ile-de-France).
La chute récente des mises en chantier et le report du lancement de nombreux projets indiquent toutefois que la situation actuelle de suroffre qui prévaut dans plusieurs métropoles ne devrait pas perdurer. En attendant le rééquilibrage progressif du marché, les conditions de bail resteront favorables aux utilisateurs qui cherchent à réduire leurs coûts d’occupation. De fait, l’octroi par les propriétaires de mesures d’accompagnement toujours plus généreusesafin de limiter la vacance de leurs biens reste une tendance générale en Europe. Ces mesures commerciales prennent diverses formes (franchises de loyer et participations aux travaux, flexibilité des bailleurs sur la durée d’engagement des preneurs, etc.), plus ou moins usitées selon les conditions locales. Par ailleurs les valeurs locatives ont subi une pression à la baisse générale, sans toutefois bouleverser le classement des métropoles les plus chères d’Europe. Londres (948 €/m²/an), Paris (700 €/m²/an) et Moscou (642 €/m²/an) figurent toujours dans le trio de tête, même si la correction a été particulièrement sévère dans les capitales britannique et russe dont le loyer prime a perdu respectivement 46 et 37 % entre la fin du premier semestre 2008 et la fin du premier semestre 2009.Perspectives pour le second semestre 2009 : le pire de la crise est-il derrière nous ?
Si l’importance de l’impact de la crise économique sur le marché européen des bureaux ne fait plus aucun doute, la question est désormais de savoir si la décélération s’accentuera au second semestre. Les indicateurs économiques les plus récents montrent en tous les cas qu’une reprise générale semble peu envisageable. Le PIB de l’Union européenne (UE 27) devrait ainsi décroître de plus de 4 % tandis que le chômage, passé de 6,9 % en juin 2008 à 8,9 % un an plus tard, continuera de progresser, pesant sur la demande de bureaux des entreprises et contribuant à faire de 2009 l’une des années les moins actives depuis le début du siècle. Dans ce contexte, les caractéristiques observées depuis le début de 2009 devraient perdurer au moins jusqu’en 2010. « Les utilisateurs continueront de privilégier la renégociation de leur bail tandis que la recherche de réduction des coûts immobiliers demeurera la première motivation des entreprises qui décident de déménager » conclut Thierry Juteau.
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